Normand Boisvert


Normand BoisvertUn rapide calcul permet de conclure que Boisvert a débuté sa carrière à 19 ans et au cours de ses 45 ans de travail, jamais il n’a pris de pause prolongée. La peinture ne l’a jamais abandonné, ou vice-versa.

«Je suis incapable d’arrêter de peindre plus de deux semaines, calcule-t-il comme on constate une fatalité. Ça fait partie de ma vie. Je me lève et je vais dans mon atelier dès 5 heures le matin et je me lance. Pendant que je peins, plus rien n’existe, je ne réfléchis pas, je suis dans un autre monde.»

[…] Quand on lui demande ce qui caractérise sa peinture aujourd’hui, après réflexion, il parle d’énergie, de lumière et de bonheur.

«On me reconnaît souvent par mes couleurs qui sont peut-être plus éclatantes et plus vivantes aujourd’hui. Quand je ne suis pas en forme, c’est simple, je ne peins pas. Ma peinture reflète le bonheur et quand les gens me disent que mes toiles leur font du bien, qu’elles les rendent heureux, et ça se produit souvent, c’est le plus beau compliment qu’on puisse me faire.»

Ce passionné des paysages québécois demeure toujours absolument fasciné par les formes et les couleurs qu’offre la nature. «Plus je vieillis, plus je suis émerveillé par les paysages de la Mauricie, de Charlevoix ou de l’Île d’Orléans, mes endroits de prédilection. J’y découvre constamment de nouvelles couleurs que je ne voyais tout simplement pas avant. Par exemple, depuis quelque temps, je suis subjugué par les verts. J’en découvre constamment de nouvelles nuances que j’essaie de reproduire en atelier.»

Il semblerait qu’il y arrive puisqu’il continue de plaire à de nombreux amateurs d’art, anciens et nouveaux. Du nombre, on retrouve des joueurs de hockey comme Raymond Bourque et Mario Lemieux qui a récemment acheté quelques toiles pour sa résidence de Mont-Tremblant. Dans les derniers jours, une avocate trifluvienne installée à New York, a fait l’acquisition de deux de ses paysages d’hiver pour sa résidence et son bureau.

Le peintre est représenté dans de nombreuses galeries: à Montréal, Québec, Baie-Saint-Paul, bien sûr, mais aussi huit galeries dans la grande région de Toronto, à Calgary, Vancouver, Boston, New York, Austin, au Texas. «La roue tourne bien pour moi, je suis chanceux. Il y a de la demande de la part de grosses galeries à New York et Los Angeles mais j’hésite: je ne veux pas être forcé de produire exclusivement pour elles au cours de la prochaine année. Je tiens à ma clientèle au Québec: je suis capricieux pour le choix de mes galeries et j’ai trouvé des endroits extraordinaires où je suis bien traité et où je veux rester.»

(tiré d’un article du Nouvelliste de François Houde
http://www.lapresse.ca/le-nouvelliste/arts-spectacles/201411/18/01-4820034-le-peintre-normand-boisvert-fete-45-ans-de-carriere-artistique.php)

 

Boisvert #1

Boisvert #1 (30×40)

Boisvert #3

Boisvert #3 (24×36)

Boisvert #2

Boisvert #2 (20×24)